L’utilisation des émotions dans notre vie quotidienne

Les émotions peuvent être utilisées comme une source d’intelligence qui nous aide à mieux vivre. Par exemple, quand nous avons une décision grave à prendre. Si nous sommes à l’écoute de nos émotions, nous pouvons tester émotionnellement la décision avant de la valider en étant attentif à ce que nous ressentons quand nous visualisons mentalement la décision envisagée : des peurs ou des croyances peuvent la freiner, générant des sensations plus ou moins agréables. Nous allons utiliser nos émotions pour vérifier que notre décision est bonne, que notre demande est pertinente et si ce que nous envisageons de décider répond à nos véritables besoins. Si nous ressentons de sensations agréables, c’est que la décision est bonne. Si nous avons du mal à le faire, il y a certainement des croyances, des pensées non conscientes que nous n’avons pas encore maîtrisées mais nous le ferons avec le temps en visualisant et en revivant des expériences similaires. En somme, il s’agit d’un cycle de maturation à partir duquel nous pouvons agir directement sur la qualité de notre vie. Un coach en intelligence émotionnelle peut nous aider à entamer ce travail avant qu’il ne devienne familier.

Vers une utilisation vertueuse  des émotions

Claude Steiner, psychologue clinicien et spécialiste en analyse transactionnelle, a développé en 1998 le concept d’alphabétisation émotionnelle en mesurant le degré de développement de la conscience émotionnelle en sept stades :

  • l’engourdissement : La personne n’a pas conscience de ses émotions ni de ses sentiments. Elle les exprime parfois sous la pression des événements par des explosions sèches et brèves
  • les sensations physiques :  les sensations sont ressenties, à la différence des émotions (somatisation). La personne a conscience que les battements de cœur s’accélèrent, des bouffées de chaleur, des frissons, des nœuds d’estomac mais n’a pas conscience de sa peur.
  • l’expérience primaire : la personne exprime ses émotions et apprend à les différencier : colère, haine, honte, joie, amour … Le degré d’intensité de l’émotion commence à lui apparaître
  • la différenciation : La personne perçoit les sensations et les émotions mais comme des énergies perturbatrices incomprises, indicibles et indifférenciables
  • la causalité : La personne différencie les sensations et les émotions et sait en identifier la cause : le stimuli extérieur et la croyance d’origine.
  • l’empathie : Elle commence à ressentir les émotions des autres. Elle implique ses propres émotions pour comprendre ce que ressent l’autre. Elle valide son empathie en demandant à l’autre des feed-back
  • l’interactivité émotionnelle : C’est la conscience de ce que la personne ressent, de ce que l’autre ressent et celle d’anticiper sur l’interaction des émotions entre les personnes.