divorce

Encaisser le choc de la séparation

En France, une statistique est connue : la moitié des couples connaissent une rupture, laissant croire que la séparation s’est banalisée alors qu’il s’agit dans la quasi unanimité des cas d’une réelle épreuve à surmonter. En effet, que la séparation soit amiable ou conflictuelle, elle nous confronte bien souvent à la désolation et à la désillusion. Elle annonce un saut dans l’inconnu auquel on est rarement préparé à faire face.

Un tsunami émotionnel

La rupture du couple génère un torrent d’émotions qui rend difficile toute communication. Les esprits se brouillent rapidement et l’inévitable contrariété des intérêts n’arrange pas les choses. Confronté à un stress important, les époux ont du mal à faire la part des choses entre les causes de la rupture et ses conséquences à divers niveaux : statut social, procédure, partage des biens avec les règlements financiers qui vont avec, garde des enfants… Les sources de discorde sont nombreuses.

Le constat de l’échec du couple

Quelle que soit la manière dont la séparation est arrivée, elle est souvent vécu comme un échec personnel. Quand on décide de fonder une famille, on est plein de bonne volonté et d’illusion et on se persuade que le couple qu’on forme est solide et qu’il saura affronter les épreuves de la vie.

Le constat de l’échec du couple est une épreuve qui fait s’évanouir les illusions dans lesquelles on se berçait. Le couple qu’on envisageait n’était pas un CDD ! Et on était persuadé que le père de ses enfants était l’homme de sa vie, et vis versa pour le mari vis à vis de sa femme. On pensait qu’on vieillirait ensemble et maintenant il va falloir s’inventer une nouvelle vie avec des cartes redistribuées et gérer cette difficile période de transition qui nous parait insurmontable sur le coup.

Après la pluie, le beau temps !

Passée cette période où tout semble s’effondrer, la nature humaine est ainsi faite qu’on trouve en soi des ressources, parfois insoupçonnées, qui nous permettent de remonter la pente. C’est plus difficile pour certains que pour d’autres. Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner, si on se sent anéanti, afin de traverser au mieux ce moment difficile de transition.

Un accompagnement en intelligence émotionnelle est très efficace sur ce plan. Il ne s’agit pas de nier la tristesse mais de l’accueillir pour la laisser nous traverser et s’estomper naturellement avec le temps.

La question de l’accompagnement des enfants est également primordiale pour éviter l’explosion de la famille, qui doit apprendre à fonctionner autrement. Nous y reviendrons prochainement à l’occasion de prochains articles dans les semaines qui viennent.