personnalité

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (4)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en nous interrogeant aujourd’hui sur les règles à adopter pour avoir une action sereine et profitable. Le secret : l’action doit devenir une respiration de l’estime de soi. Comme une manière habituelle de vérifier ses angoisses et ses espoirs, de rajuster ses illusions positives, mais également en faire naître de nouvelles. A l’inverse, la passivité, et le manque d’habitude qu’elle génère, nous fait paraître les obstacles plus grands, ainsi que les inconvénients des échecs et la difficulté des contre-temps éventuels, en  nous faisant idéaliser ce qu’est agir : à moins de le faire parfaitement, on ne s’en donne plus le droit.

Multiplier les petites actions pour banaliser la peur de l’action et devenir acteur de sa vie

En matière d’estime de soi, le slogan “Penser global, Agir local” est parfaitement adapté : il s’agit de transformer nos réflexions globales en actions locales car après des années de dérobades liées aux problèmes d’estime de soi, notre cerveau est souvent devenu complètement résistant aux bonnes paroles et aux bonnes résolutions. Seuls alors des petits exercices, apparemment anodins, pourront le prendre à contre-pied et l’éveiller au changement.

On ne pense jamais à vérifier auprès de son entourage la réalité des actions mises en oeuvre pour permettre la réalisation des bonnes résolutions que l’on prend généralement en début d’année ou à la rentrée. Pourtant, de petits engagements au changement ne sont pas si anodins qu’on veut bien le croire. Par ailleurs, pour résoudre nos problèmes, nous imaginons fréquemment qu’il est nécessaire de mettre en place des procédures longues et complexes, là où souvent nous devrions d’abord essayer des approches simples et accessibles. Les essayer et surtout les mettre en oeuvre durablement en pratiquant l’auto-contrôle (qui fonctionne beaucoup mieux que le contrôle externe car il est être beaucoup mieux accepté).

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en nous attachant à la flexibilité de l’action : savoir s’engager mais aussi apprendre à s’arrêter quand c’est préférable.