intelligence émotionnelle

DEVENIR ACTEUR DE SA VIE (10)

Poursuivons notre réflexion sur la façon de devenir acteur de sa vie en voyant aujourd’hui comment tirer le meilleur usage du feed-back dans la vie quotidienne. Comment? C’est simple : en le considérant non comme une menace mais comme une chance, et ce même (et surtout) lorsqu’il est désagréable à entendre. Voici les quatre grandes règles pour un usage optimal du feed-back au quotidien :

  • L’écouter : c’est qu’en général, nous l’interrompons trop vite car nous avons du mal à nous appesantir longuement aux parties de notre personnalité dont nous ne sommes pas fiers! Lorsqu’on fait un débriefing à une personne sur une action qu’elle a menée, il est fréquent de la voir l’interrompre, ne supportant pas de l’écouter jusqu’à la fin, pour se justifier, se défendre ou tout simplement expliquer qu’on se trompe sur elle! Mais le feed-back positif peut également nous mettre mal à l’aise pour sa valeur affective : comme on resent de la gêne avec les compliments, on tente d’écourter ou de minimiser (surtout chez les profils à basse estime de soi qui ont du mal à contempler leurs qualités).
  • Le solliciter aussi souvent que possible, quite à paraître égocentrique ! Sinon, c’est un regrettable gâchis d’information. Il convient de s’efforcer, après chaque occasion qui représente un enjeu pour notre estime de soi, de requérir les observations de personnes (de confiance) de notre entourage. Ne pas hésiter à leur demander des pistes d’amélioration.
  • Faire un effort pour réellement considérer avec le maximum d’objectivité ce qu’on nous dit de nous :  ne pas le balayer d’un revers de manche s’il nous parait inadapté car il est rare qu’un feed-back soit à 100%  erroné ou inutilisable. Il y a toujours un enseignement à en tirer. De plus, il nous informe au moins sur la manière dont on est perçu par les autres, cette manière nous déplairait-elle! Ceux qui ne nous connaissent pas ou peu tirent le maximum d’informations sur nous en analysant nos actes; ceux qui nous connaissant bien tempérent leurs impression par leur connaissance de notre personnalité globale. Les premières sont précieuses pour nous permettre de rectifier notre image. C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais hésiter à remercier les personnes qui spontanément nous donnent des informations sur notre paraître en public, pour autant que ces personnes soient fiables et bienveillante à notre égard…
  • Ne jamais punir une personne de nous avoir donné son avis sur nous : en réagissant mal (fâcheries, bouderies, crise de larmes…), nous nous privons de ces sources d’information si utiles pour améliorer notre vie en société : savoir la façon dont on est perçu par les autres. Or, dans bien des situations, une posture assurée peut sauver de nombres de situations indélicates… Ne pas laisser notre susceptibilité ou notre fragilité nous empêcher d’avoir ces informations. Et que cela ne nous empêche pas de demander à notre interlocuteur plus de précision s’il est trop vague ou plus de délicatesse s’il est trop “cash”.
Après ces propos, et bien naturellement, on pourrait être tenté de donner son feed-back aux personnes de notre entourage. Attention, c’est une matière où la prudence est de rigueur! Si on se lance, toujours commencer par le positif (pour ne pas heurter la vulnérabilité éventuelle de son interlocuteur), avant d’aborder les “pistes d’amélioration” (les mots ont leur importance).
Nous achèverons très prochainement notre analyse du feed-back pour ensuite nous intéresser à un sujet de circonstance en cette période de rentrée : après les déconvenues des vacances, comment préparer la rupture de son couple?