intelligence émotionnelle

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (9)

Poursuivons notre réflexion à propos de l’intelligence émotionnelle en voyant aujourd’hui comment changer son logiciel de perception des émotions. Si nous disposons d’une multitude de ressources émotionnelles au service de notre vie personnelle et professionnelle, nous savons maintenant que les émotions négatives du passé viennent parasiter notre construction identitaire. Ces obstacles peuvent être franchis par certains entraînements, des visualisations ou encore des verbalisations. Voyons les nouveaux réflexes à adopter.

Ecouter ses émotions et apprendre à vivre avec

Quand on a une blessure, notre réflexe spontané est généralement de la rejeter pour ne pas en souffrir ou de l’ignorer. Une blessure, petite ou grande, liée aux événements de la vie est un vecteur d’émotion : anxiété, colère, frustration, peur… qui s’inscrit en moi avec toujours plus d’intensité. Je peux rompre ce cercle vicieux en décidant de changer ma relation avec mes émotions.

Il s’agit de passer de la gestion des émotions à l’acceptation des émotions. Mon rapport aux émotions va changer. Je ne vais plus me dire qu’il faut faire avec en essayant de m’en accommoder ou de m’en débarrasser. Je vais apprendre à vivre en étant attentif à mes émotions, apprendre à vivre avec elles, à évoluer avec elles. Il s’agit d’accepter que les émotions font partie de mon univers familier et quotidien, non pas pour me polluer mais comme autant d’indicateur pour favoriser mon bien-être.

L’échec n’existe pas, seul l’effort compte

La peur de l’échec est également un réflexe désastreux. Je suis inhibé par les revers dans leur vie professionnelle ou personnelle de personnes plus ou moins proches. Parce que mes parents ont divorcé, je ne vais pas me marier. Parce qu’un ami a fait faillite, je vais renoncer à me mettre à mon compte…. Sous l’emprise de ce jugement négatif, la peur souvent inconsciente d’un besoin de reconnaissance contrarié va m’amener à adopter une attitude de rejet de ma personnalité et à renoncer à mes projets.

Je dois au contraire considérer que chaque effort compte, qu’il me fait gagner en authenticité me permettant de me rapprocher de la personne que je souhaite devenir pour être vraiment moi-même. Si je n’y arrive pas, le piège est de laisser ma peur hypothéquer ma vie en inhibant ma propre personnalité. Je vais donc me dire à moi-même : “Tu as peur mais tu as le droit d’avoir peur”. Accepter ma peur ne la fera pas disparaître mais me permettra de la canaliser. Elle sera toujours-là mais elle va progressivement s’estomper car le fait d’agir va renforcer ma confiance en moi.

Nous poursuivons prochainement la description des nouveaux réflexes à adopter pour changer de logiciel de perception des émotions.