DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (3)

Poursuivons notre série d’article estivale consacrée à l’intelligence émotionnelle en nous intéressant aujourd’hui à la façon dont je gère les questions ayant trait à la compétition. Est-ce que j’accepte la vie telle qu’elle est? Dans la négative, rejeter ce que je suis permet-il de m’en libérer? Est-ce que je considère qu’il y a des vies plus réussies que d’autres? Qu’un individu est meilleur qu’un autre? Le système de valeur que véhicule la société et dans lequel j’évolue depuis ma naissance m’incite à répondre par l’affirmative à ces questions. On m’a en effet inculqué l’esprtit de compétition et incité à être mieux que la plupart des gens, à me battre contre les autres, pour être le meilleur.

Je n’ai pas appris à me centrer sur moi-même ou uniquement dans le but de me surpasser, amis sans jamais vraiment tenir compte de ma véritable personnalité. On m’a plutôt appris à raisonner “contre” les autres qu'”avec” les autres. Et plus encore, je n’ai pas appris à découvrir qui je suis vraiment. Est-ce que la vie se résume à une compétition avec les autres? N’est-ce pas plus complexe en réalité? Une complexité qui intègre la connaissance et l’expérience comme deux formes d’intelligence qui se complètent. Et bien sur à laquelle il convient d’ajouter l’intelligence émotionnelle, en lien directe avec notre vie cognitive, sociale, affective et intellectuelle. A évidence, la vie est bien plus complexe que ce qu’on a bien voulu ma faire croire…

Mon intelligence telle que je la connais ne révèle qu’une partie de ma capacité intellectuelle

Explorer d’autres formes d’intelligence, c’est accepter l’idée que l’intelligence telle que je la connais est très limitée à côté de celle à laquelle je peux avoir accès en développant mon intelligence émotionnelle et me donner ainsi beaucoup plus d’aisance pour faire face aux enjeux de la vie. Il s’agit de passer du “faire pour être” au “être pour faire”. Si je veux être joyeux, je trouve la joie et agis en conséquence. Si je veux être serein, je trouve ma sérénité et agis avec sérénité.

Il est primordial de considérer la vie de manière plus large, dans toute sa dimension potentielle.  Accepter l’incertitude, c’est m’ouvrir le champ des possibles. C’est à dire donner une dimension à ma vie actuelle qui n’est pas à la portée de mon intelligence simplement cognitive. Si j’accepte cette idée, je reste vigilent, prêt à de nouvelles découvertes, prêt à quitter mes sécurités, mes zones de confort. Nous verrons prochainement comment s’affranchir de ces certitudes limitantes pour améliorer ses capacités de progression.