intelligence émotionnelle

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (2)

Poursuivons notre nouvelle réflexion au sujet de l’intelligence émotionnelle en voyant aujourd’hui comment s’intéresser à nos émotions peut nous permettre de mieux nous connaître pour vivre d’avantage en harmonie tant avec nous-même qu’avec les autres.

L’intelligence émotionnelle est avant tout un outil qui me permet de me connecter à moi même. Afin de me permettre de mieux déceler et accueillir mes émotions et celles des autres, il convient de mettre le rationnel provisoirement de côté et de me déconnecter des préjugés que je peux avoir vis à vis des autres, qu’ils soient d’ordre social, culturel ou religieux.

Avant tout, essayons de mieux connaître notre cerveau

Il convient en fait de distinguer trois cerveaux distincts  :

  • Le cerveau reptilien est le siège de nos instincts primaires. Responsable de nos émotions fondamentales comme la peur, la haine, la colère ou l’hostilité, il est le siège de notre instinct de survie…
  • Le cerveau limbique s’émeut et décide. Il est le centre des émotions et des valeurs. Siège de la régulation de nos comportements, il détermine en grande partie l’attitude qu’on décide d’adopter.
  • Le néocortex est le centre du raisonnement et de la logique. Traitant les données rationnelles, il nous permet de dépasser les peurs et l’agressivité.

Nos trois cerveaux sont indispensables à notre vie en société. Mais étant donné que nos décisions sont prises par notre cerveau “limbique” (siège de nos émotions), ce dernier, par son pouvoir de décision et d’action, a autant d’influence sur mes pensées et mes actions que mon environnement et mes préjugés, d’où l’intérêt de développer son intelligence émotionnelle pour mieux interagir avec le monde et les autres.

Pour percevoir où je veux aller, je dois savoir d’où je viens et où je suis.

Je dois apprivoiser progressivement ma relation à mes émotions. Depuis mon enfance, mes éducateurs m’ont plus ou moins directement demandé d’être attentif à mes émotions, même si cela a souvent été de façon maladroite : ne demande-t-on pas au petit garçon de ne pas montrer ses émotions (jugées comme autant de signes de faiblesse…), et ne dit-on pas aux petites filles qu’elles sont laides quand elles pleurent? Ces façons d’éduquer sont très archaïques et le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne nous ont pas incité à accueillir et essayer de comprendre nos émotions, mais d’avantage dans le cas précis à les refréner !

C’est à peu près l’exemple précis de ce qu’il ne faut pas faire! Car ces méthodes rétrogrades peuvent même avoir des effets néfastes à long terme. La petite fille n’en a-t-elle pas déduit que pour être aimée, elle ne devait pas se mettre en colère? Avec toutes les conséquences que l’on sait sur son estime de soi et sa dépendance à son mari… En fait non seulement il ne faut pas taire ses émotions, mais bien au contraire les écouter pour apprendre à les accepter et à les gérer. Cela permet ensuite d’adopter une relation positive à ses émotions qui nous permet de devenir meilleur. Car en me coupant de mes émotions, je perds l’indicateur naturel qui me permet de savoir ce que je veux et ce qui est bon pour moi.

Au contraire, si à cause d’une éducation inappropriée, j’ai progressivement été amené à considérer mes émotions comme gênantes, cela a pu entraver l’épanouissement de ma vraie personnalité pour y substituer une autre, fruit de mon éducation, moins authentique, qui peut à mon insu se transformer en véritable masque social et me cacher à moi même ma véritable personnalité.

Nous nous attacherons prochainement à l’attitude à adopter au sujet de la compétition en nous demandant notamment si la rejeter me permet de m’en libérer.