intelligence émotionnelle

DÉVELOPPER SON INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE (17)

Poursuivons notre réflexion consacrée à l’intelligence émotionnelle en apprenant aujourd’hui à être à l’écoute :

  • Ecoute de soi : si je vis sans écouter au fonds de moi, je finis par être en pilote automatique en reproduisant inlassablement ce que l’on m’a appris sans jamais me remettre en question. L’écoute de soi demande de faire abnégation de son petit confort de vie pour faire place à ce qui émerge de l’inconnu ;
  • Ecoute de l’autre : l’écoute de l’autre n’est efficace que si j’ai appris préalablement à m’écouter moi-même afin de me donner accès aux informations exprimées consciemment ou non par l’autre à travers ses paroles, ses gestes, ses silences, ses regards, ses actes manqués…
  • Ecoute de son environnement : je ne vis pas en vase clôt : ne pas prendre en compte ce qui m’entoure me coupe d’une grande partie de la réalité du monde.

Apprendre à avoir une écoute active de sa personnalité

L’écoute attentive des différents pans de ma personnalité m’éclaire sur ce que je vis en moi-même, à condition que je me permette d’avoir accès aux émotions qui ont été oubliées, comme enterrées, mais qui ne demandent qu’à se manifester pour être libérées. M’écouter demande plus de vigilance que d’échanger avec autrui. Il est préférable de choisir un moment propice afin de donner plus d’efficacité à l’exercice.

En étant à mon écoute, je vais être dans mes pensées, en les observant et en étant attentif aux émotions ressenties. Ce qui apparaît à ma pensée est certainement ce qui a le plus besoin d’attention de ma part à ce moment précis de ma vie. Et si quelque chose, comme une pensée parasite, vient me perturber dans mon observation en m’empêchant d’écouter et de vivre mes émotions, je m’interroge encore sur la signification de cette obstruction. Pourquoi ai-je du mal à faire face à cette émotion ? Je me reconnecte à la pensée dérangeante et à l’émotion y attachée et laisse faire le travail d’accueil, de compréhension et de libération.

La clé : ne pas suivre ses émotions mais y être attentif

Afin de poursuivre ce processus d’écoute, je me laisse surprendre par ce qui vient à ma conscience sans préjugé ni a priori. J’essaie de rester attentif pour donner de la profondeur à ce moment précieux de révélation qui me permet de vivre mon existence de façon tellement plus intense.

Si l’expérience est douloureuse, faisant remonter une émotion désagréable, je ne dois pas la refouler mais l’accueillir et la laisser se transformer en moi jusqu’à l’apaisement complet par la libération du sentiment de culpabilité à la source (inconsciente) de ce mal être. Je serai tout autant fragilisé si un sentiment de honte remonte, une émotion complexe qui demande plus de travail pour être libérée puisqu’elle comporte à la fois un rapport avec le jugement des autres et celui que l’on porte à soi-même.

Nous poursuivrons prochainement notre réflexion en abordant l’écoute de l’autre.