divorce

Cultiver sa largesse d’esprit pour être heureux

Ainsi que nous l’avons vu récemment, nos sentiments et notre comportement dépendent principalement de notre façon de penser aux événements qui nous arrivent. D’où l’importance pour son équilibre psychique de développer une certaine philosophie positive de la vie et pour y parvenir de cultiver sa largesse d’esprit.

Développer une philosophie de vie positive

La plupart des gens se sentent bousculés d’un point de vue émotif quand ils ne parviennent pas à obtenir ce qu’ils considèrent comme nécessaire pour eux et sont également vulnérables même quand ils possèdent ce qui est leur minimum vital car ils pensent que même dans ce cas, il peut leur arriver de le perdre. Cependant, si les personnes s’en tiennent rigoureusement à ce qu’elles considèrent comme des préférences personnelles, fixées sans dogmatisme et avec souplesse d’esprit, elles ressentiront certes des émotions désagréables lorsqu’elles ne parviennent pas obtenir ce qu’elles veulent, mais ces émotions désagréables les aideront à s’adapter à la situation et les stimuleront pour prendre des mesures constructives pour tenter de modifier la situation.

La vie des êtres humains est généralement ponctuée par un ensemble complexe de désirs. On voudrait que certaines choses se produisent tout autant que d’autres n’arrivent jamais. Les interactions qui s’exercent entre soi et le monde sont régies par tout un ensemble de souhaits et de désirs. Tant que l’on reste dans le registre des préférences, qui sont essentiellement souples et non absolues, on est certain de garder son équilibre affectif même si l’on obtient pas ce que l’on voudrait. Des émotions désagréables peuvent être des réactions saines face à des situations frustrantes où les désirs ne sont pas comblées. Cet ensemble de préférences, de souhaites et d’attentes définis avec souplesse et sans caractère absolu permettent de s’adapter de façon constructives à ce qu’on ne peut pas modifier dans sa vie sans pour autant être ébranlé par ses émotions. Ces désirs sont un moteur pour la concrétisation de leur réalisation et in fine l’épanouissement personnel.

A l’inverse, si une personne prend ses désirs pour des nécessités absolues, elle va augmenter la probabilité d’être envahi par des émotions déstabilisantes et augmenter sa vulnérabilité et sa dépendance à l’objet de son désir. Cet état d’esprit intransigeant est en effet à l’origine de perturbations d’ordre émotionnel qui rendent vulnérable même lorsqu’on est en possession de ce qui est considéré comme une nécessité absolue. En plus, en enfermant votre pensée dans une logique dogmatique, vous diminuez vos chances de réaliser vos objectifs dans la vie. C’est ainsi que l’anxiété trouve souvent son origine dans des exigences dogmatiques qui empêchent de réagir de manière constructive. Celui qui est inquiet ressemble à un écervelé qui court dans tous les sens. Si en revanche vous parvenez à vous débarrassez de vos impératifs incontournables qui sont le socle sur lequel s’enracinent vos émotions perturbatrices, vous ressentirez des émotions, certes désagréables, mais saines dans la mesure où elles ont pour fonction de vous aider non seulement à apprécier à sa juste valeur la réalité de la situation mais vous permettent en plus de prendre le recul nécessaire pour penser de façon constructive et ainsi modifier la situation ou le regard que vous posez sur elle.

Chacun d’entre nous a ses propres désirs : amour, succès, justice, pouvoir, argent…  Le secret du bonheur est de na pas faire de ces désirs des buts absolus sans la réalisation desquels on pourrait considérer avoir raté sa vie ou au contraire avec la réalisation desquels on pourrait considérer avoir réussi sa vie. Ainsi, vivre de façon équilibrée consiste à avoir des désirs, de faire de son mieux pour les réaliser tout en gérant les situations perturbatrices source de frustration qui peuvent se présenter.