intelligence émotionnelle

Comment gagner sa liberté ?

Assumer sa part de responsabilité est primordial pour avoir un psychisme équilibré. Cela commence par prendre conscience de la marge de manoeuvre que nous possédons à travers nos pensées, nos sentiments et nos actions.

Nos pensées

Avoir un contrôle absolu de ses pensées est impossible. Le contrôle ne peut être que relatif. Les pensées résultent en grande partie de notre sphère d’influence. Or nous pouvons largement influencer cette dernière en fréquentant des personnes avec qui on se sent naturellement bien et en apprenant à nous découvrir pour savoir qui nous sommes authentiquement pour cesser de polluer notre esprit avec des pensées qui ne nous conviennent pas.

Nos sentiments

Nos sentiments dépendent en grande partie des croyances que nous avons sur nous-mêmes, sur les autres et sur les événements qui se produisent dans notre vie. Or nous avons une grande capacité d’influence sur ce que nous pensons sur nous-mêmes, sur les autres et sur les événements. Par exemple, on a une marge de manœuvre pour décider de la façon dont nous allons pouvoir gérer une épreuve, ne serait-ce qu’en se faisant aider pour prendre le recul nécessaire autant d’un point de vue psychologique qu’émotionnel. Ainsi, les situations vécues, en particulier quand elles sont éprouvantes, réduisent l’éventail des façons de penser qui s’offrent à nous. Pour autant, elles sont rarement la cause directe de notre façon de penser et de ressentir les choses.

Nos décisions

Chacun est invité à être responsable des décisions qu’il prend dans sa vie, même si l’on est pas toujours en possession de toutes les informations y afférent et si nos décisions sont assez souvent le fruit d’un arbitrage de contraintes. Notre responsabilité résulte dans la qualité d’analyse qu’on a mis en place pour murir notre réflexion et dans notre devoir d’assumer les inconvénients de nos décisions une fois qu’elles ont été prises, au lieu de se positionner en victime en rejetant la faute sur les autres ou sur les aléas de la vie. D’où l’intérêt de bien réfléchir pour ne pas se culpabiliser après coup du fait des conséquences de nos actes.

Prendre sa vie en main

Celui qui refuse d’assumer sa part de responsabilité personnelle s’empêche de prendre sa vie en main car il compte sur les autres pour venir à son secours et se rend ainsi dépendant d’eux. Se considérant comme une victime, il passera son temps à se plaindre sur son triste sort, sur les tours que la vie lui réserve et de la méchanceté ou de l’indifférence des autres à son égard. Ainsi, il aura tendance à incriminer son histoire familiale quand il était enfant pour justifier sa façon de penser, ses sentiments et ses actes. En réalité, si le passé exerce une influence indéniable sur notre façon de penser, de ressentir et d’agir, la meilleure façon de s’en libérer est de faire un travail psychologique et émotionnel. Il est important de ne pas se culpabiliser et de penser de soi qu’on est un être mauvais quand on a mal agi car les personnes sont avant tout des êtres faillibles, qui ont droit à l’erreur et le droit de ne pas être enfermé dans leurs mauvaises actions.