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APPROFONDIR SES COMPÉTENCES ÉMOTIONNELLES (8)

Poursuivons la découverte de nos compétences émotionnelles en nous intéressant aujourd’hui à

L’estime de soi, compétence émotionnelle

Le niveau d’estime de soi n’est jamais figé; il va osciller en fonction des événements que nous vivons qui peuvent la fragiliser, d’où l’importance de travailler nos compétences émotionnelles pour renforcer notre résilience. Dans la vie de tous les jours, on prend assez facilement conscience de notre estime de soi, notamment au travail ou plus généralement dans la gestion de notre vie : avons-nous plutôt un caractère à nous imposer, à provoquer les choses qui nous arrivent ou au contraire avons-nous tendance à laisser les choses se faire naturellement en acceptant avec fatalité les aléas que nous réserve l’existence ? Nous pouvons définir l’estime de soi comme une capacité à nous apprécier, à nous accepter tel que nous sommes, comme une aptitude à prendre plus ou moins naturellement une position de manager au travail ou de leader dans notre vie en général, en prenant notre destin en main.

Mais une confusion est souvent faite entre “surestimer” et s’estimer “à juste titre”. En réalité, une personne qui se surestime ne s’estime pas suffisamment et veut montrer aux autres qu’elle a de la valeur pour compenser un manque de confiance en elle. Souvent, on craint une trop grande estime de soi mais en réalité, ce qui peut apparaître comme de la prétention n’est qu’une apparence bien souvent trompeuse. Ne pas avoir d’estime personnelle va se manifester soit en se soumettant aux autres, soit en se considérant au-dessus d’eux. Il convient donc de  l’augmenter et pour y parvenir de commencer à se voir de manière positive. Il s’agit aussi de dire la vérité sur nous-même. Chacun est invité à s’approprier cette compétence pour trouver un moyen de développer sa propre estime personnelle.

Une confusion s’opère également entre l’estime de soi et la confiance en soi. L’estime commande notre “être” alors que la confiance est de l’ordre de l’action. Dans l’absolu, nous pouvons avoir confiance en nous mais de pas avoir pour autant d’estime pour nous. Et inversement, nous pouvons avoir une forte estime de nous en n’ayant pas confiance en nous, dans le domaine professionnel par exemple. C’est souvent le cas des responsables promus à de nouvelles fonctions appelant de leur part l’exercice de nouvelles modalités de travail (le management par exemple). Il va naturellement y avoir au démarrage une période de rodage pendant laquelle il n’aura pas confiance en lui. Aujourd’hui, un cadre devient manager parce qu’il est efficace dans une fonction technique. Or cette efficacité est souvent liée à sa compétence dans le domaine alors que le management est surtout une affaire de gestion des émotions.

L’intelligence émotionnelle n’est pas une question de métier ni de connaissance en psychologie mais une question de vécu et de savoir-être. Et même si les formations des managers sont généralement ciblées sur la capacité de gestion des compétences émotionnelles, comprendre intellectuellement l’intelligence émotionnelle et être intelligent émotionnellement sont deux choses  bien différentes. Concrètement, si nous avons commencé notre apprentissage des compétences émotionnelles par la conscience de nos émotions, c’est parce que le fait de prendre conscience de nos émotions est la base de notre intelligence émotionnelle dans le sens où si nous avons conscience de nos émotions, nous sommes capables d’empathie envers nous-même et envers les autres. Nous pouvons alors accompagner la personne dans son questionnement et dans les besoins qu’elle exprime à travers ses états affectifs.

Nous poursuivons la découverte de nos compétences émotionnelles en nous intéressant à l’affirmation de soi et à la réalisation de soi.