intelligence émotionnelle

APPROFONDIR SES COMPÉTENCES ÉMOTIONNELLES (3)

Poursuivons notre réflexion sur l’approfondissement de nos compétences émotionnelles en nous attelant aujourd’hui à définir concrètement l’intelligence émotionnelle. Chaque mot est en soi déjà un moyen d’élargir ou au contraire de limiter notre compréhension. En occident, la conception de l’intelligence cognitive limite et occulte certaines dimensions pourtant très utiles à notre croissance personnelle et à notre développement social. Or la façon dont est perçue, en fonction de notre culture, notre intelligence influence directement notre perception de nous-même et du monde. Alors, plutôt que de subir son influence sans nous en rendre compte, nous pouvons en prendre conscience et orienter notre vision …

Vers une perception élargie de notre intelligence au service de notre épanouissement

La prise en compte de l’intelligence émotionnelle permet d’élargir la notion classique de l’intelligence pour y intégrer les dimensions sensorielles, cognitives et affectives. Ce faisant, cela influe directement sur notre manière d’appréhender l’individu en y intégrant une forme d’intelligence sociale qui implique la capacité à observer et maîtriser ses propres sentiments et émotions et ceux des autres, à les distinguer et à employer cette information pour guider sa pensée et son action. Cette démarche inclut la maîtrise des émotions, le développement des compétences émotionnelles et la création de sens à notre vie. Car comment évoluer si nous ne savons pas où nous allons ? En entreprise, par exemple, comment un manager peut-il motiver ses collaborateurs s’il est incapable d’expliquer le sens de la démarche collective qu’il propose ? Mais plus fondamentalement et à titre individuel, comment parvenir au bonheur si nous ne connaissons pas notre identité, si nous n’avons pas appris à nous connaître ?

Parlons de l’école. C’est un lieu où seule l’intelligence cognitive est stimulée mais où malheureusement les expériences vécues sont rarement prises en compte. Force est de constater que ce n’est pas un lieu où l’on est sensibilisé à la confiance en soi, à l’estime de soi, à la conscience de soi et des autres, à la communication avec l’autre, à l’affirmation de soi dans le respect de l’autre … Bien des maux de l’école, en ces temps troublés par tant de violence, pourraient pourtant être mieux appréhendés grâce à des temps de partage entre élèves autour de leur vécu à l’école ! L’école est un des lieux où on nous apprend tout jeune à se déconnecter de ses émotions alors qu’elles sont en réalité à l’origine de toutes nos décisions, de toutes nos relations et de toutes nos actions.

Nous commençons progressivement à prendre conscience des liens étroits qui existent entre nos capacités émotionnelles, prise de conscience et accueil de nos émotions, et notre capacité à comprendre rapidement les situations vécues. Par exemple, un état de stress impacte considérablement notre potentiel intellectuel et créatif. Les progrès effectués en matière de neuroscience nous ont d’ailleurs appris que pour prendre une décision, quelle qu’elle soit, nous mobilisons fortement notre cerveau émotionnel.

Notre intelligence émotionnelle va donc nous permettre de :

  • apprendre à maîtriser nos émotions,
  • identifier et développer nos compétences émotionnelles,
  • relier ce que nous vivons au sens que nous voulons donner à notre vie.

C’est ce que nous allons découvrir progressivement au fil des prochains articles.