pervers-narcissique

Donner la réplique à un Pervers-narcissique

De nombreuses personnes vivant avec un pervers-narcissique se plaignent souvent d’être dans l’incapacité d’avoir le dernier mot dans les discussions interminable qu’il leur imposent souvent. Voici donc des modèles de réplique pour leur résisiter ou mieux encore : les déstabiliser.

Répliques pour leur résister

  • 1/ S’il ne tient absolument pas compte des arguments que vous avez développés pour justifier votre position dans une discussion : Couper court aux discussions : « C’est ton avis ; je ne le partage pas ». Prétextez que vous devez faire autre chose d’(e plus)urgent : il en sera vexé car il ne passe pas en priorité. Au besoin, si vous voulez le ménager, choisissez une chose à faire dans laquelle il trouve un intérêt.
  • Autre réplique : « Notre discussion est stérile et tourne en rond ; nous la reprendrons quand nous pourrons échanger de façon constructive »
  • 2/ S’il change de sujet au plein milieu d’une conversation qui le dérange : Recentrer la discussion : « On s’est égaré ; Peut-on revenir au sujet initial ?» puis lui reposer la question initiale sans se justifier, sans s’énerver pour ne pas se laisser embarquer dans une autre discussion dans laquelle il vous demande de vous justifier alors qu’initialement c’est vous qui lui demandiez une explication ;
  • « Pourquoi es-tu sur la défensive ? Je tiens juste à régler ce problème. » Il va essayer de changer de sujet ou de justifier son comportement en prétextant que vous avez agi de la même façon à l’occasion d’un autre événement vaguement similaire (en déformant la réalité pour coller à sa fausse argumentation) avec certaines phrases à repérer : « Oui mais toi tu… »
  • Ou encore en essayant de vous imputer la responsabilité de son mauvais comportement « parce que tu m’avais énervé » ou en remettant en cause votre perception de la situation : « Ce n’est pas vrai du tout »
  • Ou encore en vous accusant d’adopter à son égard le comportement qu’il a envers vous en étant castratrice et en l’empêchant de faire ce qu’il veut, alors qu’il passe son temps à étouffer votre propre liberté ; ou encore en vous reprochant de lui faire tout le temps des reproches ou d’être toujours de mauvaise humeur. Toujours revenir au sujet initial de la discussion sans vous justifier et sans vous énerver.
  • 3/ S’il vous attaque avec des propos dédaigneux, des mensonges ou des accusations infondées :
  • S’il vous accuse à tort et/ou vous fait des reproches injustifiés : « Tu te trompes ; tu ne dois pas me connaître si bien que ça finalement car je ne suis pas comme tu le dis » ;
  • « Tu m’a déjà exposé plusieurs fois ton opinion sur moi ; c’est très clair / Je n’ai pas l’intention de participer plus longtemps à cet échange (stérile) » : vous permet de ne pas descendre à son niveau et d’éviter une dispute qui va le revigorer. Ne pas tomber dans le piège de se défendre en se justifiant, de contre-argumenter pour lui prouver qu’il a tort et perdre ainsi votre calme et votre sérénité. 
  • Répondez juste au choix : « Je sais ce que je vaux ! » ; « Qu’importe » ; « Tu me fatigues »
  • 4/ S’il fait un caprice :
  • « Je vois bien que ça te contrarie que les choses ne se passent pas comme tu le souhaites / que je ne réponde pas favorablement à tes demandes /exigences ; Je comprends que tu aies besoin de mettre en avant tes priorités mais j’en ai d’autres de mon côté que je te demande de respecter » : vous permet de ne pas prendre la responsabilité de ce qui ne vous appartient pas.
  • Rajouter : « On n’a pas besoin de trouver une solution qui privilégie les intérêts de quelqu’un ; on peut trouver un point d’équilibre qui respecte les intérêts de chacun ».
  • 5/ S’il veut absolument vous imposer sa vision des choses : « Le fait que je ne sois pas de ton avis ne fait pas de moi ton ennemi »

Nous vous dévoilerons dans un prochain articles les répliques de déstabilisation. A bientôt …